Réunion interdépartementale du dimanche 13 septembre 2026 à Moncey

Le dimanche 13 septembre 2026 s'est tenue pour la deuxième fois à Moncey notre réunion interdépartementale, sous un beau ciel bleu et avec une température clémente ce qui par les temps actuels mérite d'être précisé!

Nous étions 25 participants accueillis par Sylvaine et Christophe Bouvard au Foyer rural (FRIJEP) de Moncey où ils avaient très joliment préparés la salle: merci à eux!

A noter la présence de trois personnes de notre association-soeur haut-marnaise. Nous avons eu grand plaisir à les retrouver cette fois encore, ces amis si fidèles! 

Tout s'est parfaitement déroulé, selon le schéma habituel: moment de recueillement, déjeuner (pique nique partagé), tombola et bien sûr et surtout lancer de ballons, moment toujours émouvant. 

Alors que toutes ces années dernières nos ballons lancés de Laître allaient systématiquement du coté de l'Allemagne, ceux lancés l'année dernière et pour la première fois de Moncey s'en sont allés du coté de la Suisse et pour 3 d'entre eux jusqu'en Italie.

Qu'en sera t-il cette année?

Merci encore à nos hôtes!

PT

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RETOURS DES BALLONS:

- Premier retour le 22/09 de Suisse, de Schmitten (canton de Fribourg)! Avec un gentil petit mot.

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Mot d'introduction:

« Confier certes l’avenir à la providence, mais non notre passé à l’oubli »

Belle citation mise en exergue sur l’invitation que chacun d’entre vous avez reçue et avec les termes de laquelle je suis pleinement d’accord. C'est en particulier sur sa deuxième partie

(« mais non notre passé à l’oubli ») que s’est d’ailleurs appuyée notre association pour se construire et ce dès sa fondation. C’est ce qui la fonde.

Il y a là un double mouvement : nous refusons d’une part d’oublier notre passé, nous refusons d’oublier nos enfants morts mais d’autre part nous y sommes aussi quelque sorte contraints

par cette citation de Cicéron assurant que la survie des morts est dans le souvenir des vivants. Ce qui oblige.

De là est née notre association et de la fidélité à cet esprit sa pérennité.

A noter que la citation mise en exergue dans l’invitation, d’auteur à ma connaissance inconnu, contredit celle de Jacques-Bénigne Bossuet assurant au contraire qu’« Il faut laisser le passé

dans l'oubli et l'avenir à la providence ».

Oui pour ce qui concerne l’avenir, on ne peut pas tout maitriser du lendemain. Mais – et tant pis pour Bossuet !- non aussi car nous ne voulons pas laisser le passé dans l’oubli.

C’est justement là ce qui motive notre présence ici ce jour et motive aussi le moment de recueillement que nous vous proposons maintenant.

Et pour aller dans ce sens:

"Si l'avenir est une porte, le passé en est la clé." ( Victor Hugo)

PT

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Et maintenant le texte écrit et lu en plein air (et parfaitement audible: merci José pour le contrôle de la sono!) par Christophe D. sur le terrain de lancer de ballons:

 

"Pas facile de lâcher prise … ce fil qui nous relie à « notre ballon »

Aujourd’hui, nous nous rassemblons pour un geste simple en apparence…  Et pourtant pas si facile.

Devant nous, il y a ces ballons, et sur chacun d’eux, un prénom, une histoire passée, un amour qui ne s’efface pas.

Quand nos mains tiennent ce fil, ce n’est pas seulement un ballon que nous retenons. 

C’est ce lien invisible qui nous relie encore à nos enfants, ce lien que nous avons tant de mal à lâcher. 

Parce qu’il est précieux, parce qu’il est tout ce qui reste, parce qu’il nous rappelle qu’ils ont existé, qu’ils ont vécu, qu’ils ont été aimés.

Lâcher ce fil… Ce n’est jamais un geste naturel, on hésite, on retient. 

On serre un peu plus fort, comme pour retenir un instant sa présence, un souffle, un souvenir vivant.

En laissant partir ces ballons, nous envoyons un message à nos enfants, mais nous faisons surtout un pas vers le lâcher‑prise, sur ce qui nous pèse.

Un geste qui dit : « Je te garde dans ma mémoire, je te garde dans mon cœur, mais je laisse partir ce qui me fait trop mal. »

Le ballon monte, hésite, puis s’éloigne encore, il devient un point dans le ciel, puis disparaît à nos yeux, mais jamais dans nos cœurs.

Le ballon s’élève, et quelque chose en nous s’allège aussi, ce n’est pas oublier, ce n’est pas effacer. 

C’est laisser partir un peu de douleur, ce qui nous pèse pour garder ce qui nous éclaire, pour mieux garder les souvenirs, car, les souvenirs, eux, ne s’envolent pas. 

Ils restent, solides, doux, parfois lumineux, parfois poignants, ils restent, Ils nous accompagnent, Ils nous construisent. 

Ils sont la manière la plus douce, la plus fidèle, de continuer à faire vivre nos enfants, ils nous permettent de continuer à avancer sans perdre ce qui compte.

L’absence qui s’éloigne sans jamais s’effacer, un symbole de ce chemin que chacun tente de parcourir, à son rythme.

Et peut‑être que certains de ces ballons seront retrouvés, quelque part, par un inconnu

Ils y liront un prénom, un mot, un fragment d’histoire, une preuve que même dans la douleur, quelque chose circule encore, quelque chose relie les êtres, quelque chose continue de vivre.

Ce sera pour eux un message d’espoir. 

Ce lâcher de ballons est un moment pour se souvenir, pour se soutenir, pour laisser partir un peu de douleur afin de mieux garder l’amour. 

Ce lâcher de ballons est un moment pour dire que nos enfants sont toujours là, autrement, mais toujours là.

Aujourd’hui, nous faisons cela ensemble, dans le respect de chacun. 

Dans la douceur de nos différences, dans la force de ce que nous partageons.

Un signe d’amour, un murmure, une pensée portée par le vent.

Un message envoyé vers eux, là‑haut, où chacun place son ciel. 

Pour se souvenir et ne pas oublier, pour se soutenir, et ne plus reculer."

Christophe D.